Que fait-on de sa journée une fois qu'on a réussi à faire taire une batterie impressionnante de réveils matin, et que rien n'est prévu ? Une petite révolution peut-être... à coups de grandes résolutions. Chez elle, ce n'est pas grand, mais il y a tout le confort d'une petite vie à monter soi-même. En kit, quitte à avoir du mal à la meubler. Seule dans son petit studio où tout est mobile, il y a un canapé en cas de visite, un frigo... il suffirait d'aller en course. Une fenêtre.... qui donne sur la rue. Une télé... qui ouvre sur le vide. Assise au bord du monde, elle regarde passer l'univers... ÒLaura Herts - Madame 100000 volts - a emporté les spectateurs dans un raz-de-marée de folie, digne de Tex Avery. Nul n'a su résister à son charme.Ó (La presse dans son ensemble)
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Laura Herts réalise aujourd'hui festival Vaour un spectacle intitulé "Electric Lazy Land» en souvenir du très célèbre «Electric Lady Land» de Jimmy Hendrix. Écrit l'an dernier à Vaour et à Figeac, ce spectacle est une co-réalisation avec Philippe Martz, qui assure la mise en scène. Dans ce spectacle on retrouve naturellement le personnage de Laura aux prises avec le monde moderne. Laura vient d'une époque où la société était en transformation. Les hippies promettaient un monde meilleur, mais voilà... les temps changent. Malgré tout, Laura est restée avec ces idées là. Une fiction qui pourrait laisser apparaître un petit brin de nostalgie dans l'écriture de l'artiste. «Mes parents écoutaient beaucoup la musique de ces années là. Ils vivaient totalement dans leur temps et lorsque j'ai découvert cette époque, j'ai trouvé ça super...». «Electric Lazy Land» est peut-être plus sérieusement une observation sur les acteurs de ces années hippies. Certains sont restés dans cette mouvance, décalés alors du contexte social actuel. D'autres, au contraire, ont subi le contre-courant qui en est ressorti et qui a amené les anciens babas à adhérer à des idées extrêmement conventionnelles. «Être hippie aujourd'hui relève d'un rêve ou d'un vÏux que l'on garde au fond de soi car le mot est très péjoratif et dénaturé, qui a perdu son sens positif...».
Pour le personnage de Laura, le monde actuel n'est pas le sien. C'est une sorte d'apprentissage de la femme moderne qu'elle décide d'entamer pendant une journée. A travers une série de sketches, on retrouve ce personnage attachant dans une ambiance parodique de la vie quotidienne, le réveil, la gym, le travail. Un effort terrible qui aboutira à un échec, pour le moment Laura n'est décidément pas fait pour son époque.
Laura Herts, pour son deuxième passage à Vaour a trouvé son public. "je sens qu'il se passe quelque chose de fort ici..." Invitée pour une création, c'est une première pour le festival, Laura Herts se sent bien à Vaour. Une terre d'accueil pour cette clown-hippie qui voit la vie en couleurs et en fantaisie. Un bon bol de gaieté et d'humour pour le mois d'août.
ROBIN BERTHAULT
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