DERNIERS ARTICLES DE PRESSE
HOME

  LE DAUPHINE - 6/3/2009

il y a plus de vingt ans que Laura Herts vit en France. Mais son accent révèle ses origines américaines. Dans son spectacle "A Won woman show" qu'elle présente au Théâtre le 7 mars, la comédienne s'exprime par le mime. Une forme de théâtre plus rare que les autres pour une comédienne inimitable.
Votre spectacle raconte l'histoire de Gladis.
« Oui, elle vient au théâtre pour voir un film. Elle se retrouve dans le film en question qui raconte l'histoire de sa vie. Gladis est quelqu'un de maladroit, un peu ridicule car elle n'arrive pas à tenir dans les vêtements. Mais elle a quand même tenu à s'habiller de manière conventionnelle. »
Et là, le spectacle déjante...
« Oui car car ses vêtements l'empêchent de bouger, d'être libre de ses mouvements. Il y a une critique des contraintes dans lesquelles on essaie de mettre les femmes qui doivent porter des habits dits féminins. Malgré ses efforts pour rester dans la norme, elle reste bizarre. »
Pourquoi avoir choisi le mime ?
« En fait c'est le mime qui m'a choisie. Depuis que je suis toute petite, je m'exprime comme ça. J'ai eu envie de développer ça en faisant une étude donc je suis venue en France il y a vingt ans. Vu des Etats-Unis, la France c'est l'endroit du mime notamment grâce à Marceau, Jacques Lecoq, Daniel Stein. »
C'est plus facile de faire rire avec le mime qu'avec la parole ?
« Je crois oui car le mime touche le côté humain, les émotions tandis que la parole fait appel à l'intellect, le rire est plus difficile à venir. Mais ce qu'il y a de difficile avec le mime, c'est qu'on doit avoir un public pour voir si ça marche ! »
Vous avez un lien de parenté avec Groucho Marx...
« Oui. La mère de Groucho était l'arrière-grand-tante de ma grand-mère. Ma grand-mère était comédienne, mes tantes ont toutes fait du vaudeville. On a un grand sens de l'humour dans la famille, ça vient peut-être de lui. »
 

LA DEPECHE DU MIDI 29/01/2009

Portrait de Laura Herts, une clown qui sera à l'affiche de la salle Altigone samedi.
Née aux Etats-Unis, Laura Herts vit à Montpellier et promène depuis plusieurs années son fameux «Won Woman Show». C'est la bonne humeur et non les rhumes de saison qui sera responsable de ces nez rouges-là. La 14e édition du Festival que Saint-Orens accueille jusqu'au 7 février propose huit spectacles en douze jours. Comme chaque année, la bien-aimée figure du clown y sera déclinée sur tous les tons et tous les styles, par des stars mondiales comme Jango Edwards et de jeunes artistes issus d'écoles de cirque telles que celle du Lido de Toulouse. ELLE SE TOURNE EN DÉRISION
Clown, cela fait vingt ans que Laura Herts l'est. Née aux Etats-Unis, elle vit aujourd'hui à Montpellier et promène depuis quelques années le fameux « Won Woman Show » qu'elle jouera samedi soir à Altigone. Dis, Laura, comment décide-t-on un jour de devenir « comique » ? « Eh bien, en vivant avec beaucoup de recul. En s'acceptant comme on est, en voyant du comique dans tout ce qui se passe autour de soi et en décidant d'en faire du théâtre. En choisissant de faire du bien aux gens, même à ses dépens. En se tournant en dérision, tout le temps. »
Il s'agit donc pour le clown de faire rire de lui-même - les tout premiers clowns n'étaient-ils d'ailleurs pas des garçons de ferme anglais dont on riait de la prétendue et exagérée maladresse à cheval ? « «ELLE CASSE TOUTES LES BARRIÈRES» Bien sûr, le personnage que je joue me ressemble beaucoup ! Elle essaie de rentrer dans le cadre de la « normalité »… mais elle ne peut pas ! Alors, elle casse toutes les barrières et va faire des choses que l'on attend pas d'une femme… C'est un commentaire sur moi-même dans lequel j'essaye de faire entrer l'histoire des femmes… C'est un spectacle très physique. L'humour, très visuel, passe par le mime pour communiquer des émotions, des lieux, des personnages. » Ce spectacle, dont Laura souligne qu'il « vient de très loin », fut présenté pour la première fois en 2001 au… Festival Nez Rouges de Saint-Orens.

La Nouvelle République 26 janvier 2008 - scène nationale de Chateauroux

Un vent de folie a soufflé, …emportant le public avec lui dans un tourbillon psychédélique. Une chose est sûre, Laura Herts est totalement déjantée. L'Américaine a fait honneur à ses origines et, en digne arrière-petite-nièce de la famille Marx, elle a fait hurler de rire le public Toute seule sur scène - enfin, quand elle refait pas monter quelque gentlman à ses côtés, profitant de l'occasion pour glaner étreintes et baiser fougueux - elle dégage une énergie qui ferait pâlir de jalousie bon nombre d'humoristes et d'habitués de la scène. Laura Herts est une tornade, un véritable ouragan qui décoiffe tout le monde sur son passage. Et bouscule. C'est aussi - et surtout - un personnage multifacettes. De l'Américaine coincée, engoncée dans son tailleur Chanel, elle devient provinciale en visite à Paris avec son chapeau vissé sur la tête, puis bête de sexe en robe ser¬rée et finit star du rock en pattes d'eph. Mais quelle que soit son identité, elle est toujours touchante et attachante. Difficile de toujours la suivre dans ses délires et ses histoires. Laura Herts est une mime bourrée de talent. Son visage et son corps semblent tous deux élastiques et chacune de ses gri¬maces est une véritable prouesse. « Je veux être belle, bella », répète-t-elle. Pour séduire son Harry de mari, jamais là quand elle a besoin de lui? Ou pour Bruno, spectateur qu'elle a tenté de déshabiller et de détourner de ses obligations familiales? Le coeur brisé par son Harry qui a préféré une autre, elle semble finalement nettement mieux sans lui - quoique légèrement plus angoissante - car elle finit son spectacle en chantant, et surtout en faisant chanter « Hare Krishna» à la salle entière, sous le charme de son nouveau gourou. Belle prouesse. M. E. D.

Dernieres Nouvelles d'Alsace 9 mai 2007
Tronches de vie

Caricaturer? Voilà le pain quotidien d'une légion d'humoristes. Plus difficile sans doute de forger un personnage qui incarne à lui seul une caricature vivante. Plus difficile encore lorsque cette caricature pimpante mais trébuchante est interprétée par une femme. C'est pourtant bien là le talent de Laura Herts. Un personnage haut en couleurs, sorti tout droit d'un « comic strip » et c'est un show basé essentiellement sur le mime qui démarre sur les chapeaux de roues. Déjanté, fou fou, et drôle à souhait. Un monde du silence, agrémenté çà et là de deux trois phrases « So british », qui ne laisse de place qu'aux tonitruants rires du public. Un tourbillon d'énergie, une souplesse naturelle, un corps au service intégral de son personnage. Américaine de naissance, Laura Herts vit en France depuis l'âge de dix huit ans. Le mime tous azimuts, sur lequel repose son one woman show, elle l'a appris dans les rues, peaufinant son art par une succession de formations. A la voir sur scène, c'est un tourbillon d'énergie, une souplesse naturelle, un corps au service intégral de son personnage. Elastique ambulant, elle se livre sans aucune difficulté apparente à un playback burlesque sur un rock trépidant, ou à une gymnastique faussement maladroite, juste pour le plaisir des yeux. Mais c'est sans doute la souplesse de son faciès qui en fera pâlir plus d'un. Fil dentaire invisible pour se tordre en grimaces désopilantes, regards ahuris, des classiques du genre maîtrisés à la perfection. Laura Herts pousse encore plus loin, imitant le lifting à coups de doigts sur le menton, les joues et le front. Que du bonheur dans le geste. Du talent, oui, mais aussi un dialogue permanent avec le public. Démarrage par un bain de foule d'une genre nouveau, Laura Herts passe dans les rangs, se laisse tomber sur les spectateurs, les enlace, avant d'entraîner sur scène l'homme de son choix. Des ébats, des coups de gueule ou des instants mélancoliques, l'artiste vibre dans tous les sens et entraîne dans son élan extravagant les spectateurs fervents. Son spectacle est également l'histoire d'une américaine à Paris, de ses aventures extra conjugales pimentées avec des tronches de vies à pouffer de rire, celle d'une femme échafaudant des images des bandes dessinées un peu rétro. Une histoire si bien racontée qu'elle peut sans mal se passer de mots, si ce n'est de cet ultime « bravo » qui remporte tous les suffrages. Christine Rucklin

LES NOUVELLES CALEDONIENNES - 9/9/2006
Laura Herts a le sang show


L’ Américaine Laura Herts a enflammé le Théâtre de l’île, vendredi soir, où elle interprétait son Won woman show.Tailleur rose démodé, lunettes de vieille fille sur le nez, Laura Herts arrive dans la salle comme une simple spectatrice cherchant sa place. Cette entrée en scène établit une proximité immédiate avec les spectateurs qu’elle bouscule, dérange, et rend hilares dés les premières minutes. Puis, très vite, Laura, Américaine de Baltimore, se dévergonde, déchire son tailleur, chante en play-back sur Janis Joplin comme si elle était possédée par son esprit.
Des mimiques à la Tex Avery
Avec sa voix nasillarde, elle se met dans la peau d’une Américaine abandonnée, poussant des Oh my god ! toutes les deux minutes, se moquant des femmes obsédées par la beauté et la chirurgie esthétique. Le public n’a eu aucun mal à se laisser entraîner dans ses délires bur¬lesques, ses « pétages » de plomb, riant à chacune de ses mimiques dignes des personnages des dessins animés de Tex Avery ou des bandes dessinées d’Edika. Clown, mime, acrobate, danseuse, son talent a épaté les Calédoniens qui l’ont salué, vendredi soir, par une standing ovation.
Tout au long de son spectacle, Laura Herts a joué avec le public avec qui elle est allée au contact dès son entrée en scène.

Le Dauphiné - Le vendredi 1 sepembre 2006
18° FESTIVAL NATIONAL DES HUMORISTES
Une compétition serrée - Une Américaine à Tournon

Il faut toujours rester près « de la source. » Pour Laura Herts, la source c’est le public. C’est le spectacle vivant. Cette Américaine joue depuis 18 ans en France et en Europe. Le théâtre, elle y est arrivée un peu par hasard, Elle a commencé par le mime. «Puis je suis passée au mime-clown quand l’envie de faire rire est devenue évidente. J’ai pris des cours de théâtre de geste en France et en Belgique. » Son style, c’est le burlesque. Elle a trouvé le chemin de Tournon par hasard. «J’ai remporté le prix du public l’an dernier à Saint Raphaël et Laurent Sausset m’a remarquée et invitée. Pour elle, la compétition est secondaire. « Ce qui compte, c’est de bien jouer et de partager un bon moment avec le public.»

Le Dauphiné - Samedi 2 septembre 2006
18° Festival des Humoristes à Tournon sur Rhône
Des femmes qui décapent

Hier, la deuxième soirée de compétition du festival des humoristes de Tain/Tournon a vu s’opposer des artistes aux antipodes les uns des autres.
C’est tout d’abord l’Américaine Laura Herts, mime déjanté et parfois même dérangée qui a embarqué le public dans un monde baroque, où le mime côtoie une présence scénique débordante. Ce bout de femme à la voix aiguë débute le spectacle dans la salle, au milieu de spectateurs qu’elle enjambe, sautant et dansant sur les sièges, emportant les spectateurs dans une débauche d’énergie, mais quasiment sans parole. Et lorsqu’elle parle, c’est en anglais Laura Herts a réussi un challenge de taille. Présenter deux sketches basés sur une gestuelle ébouriffante, des mimiques

Ouest-France du lundi 14 août 2006
Bouillonnantes : Laura Herts a sublimé « l’esprit guinguette »

Ce visage hilare a capté le public. Laura Herts a gagné son pari !
L’espace entre Sarthe et guinguette « Rives-gabare » s’est enflammé au rythme des activités proposées par la troupe du « Rire voyageur ». « Le spectacle des Bouillonnantes a pour but de recréer l’esprit des guinguettes d’antan », exprime avec foi Philippe Pastot, son directeur. Ces trouvères au long cours des bords de Sarthe ont proposé maquillages, contes musicaux et scènes théâtrales toute la journée de vendredi.
..... Cette Américaine qui a suivi ces études artistiques en Europe et Belgique, n’a pas trompé un public qu’elle a rapidement mis dans sa poche. Avec ses mimiques, ses contorsions du visage et du corps, elle a su passer ses messages, sortes de caricatures de notre société. Le satirique sketch sur la chirurgie esthétique a bien marqué le public. Les touristes américains au pied de la Tour Eiffel aussi ! La scène étant trop petite pour son tempérament explosif, elle a investi les premiers rangs du public. Sous le masque d’un visage élastique, charme, tendresse et intelligence ont filtré pour le grand bonheur de ce public.

LA MARSEILLAISE 20 /07/2006
AVIGNON - LA CHONIQUE DU OFF
DES TRANCHES DE RIRES


Hallucinante petite bonne femme que cette Laura Herts dont le corps et le visage semblent moules dans du caoutchouc. Lunettes années 50 posées sur un nez légèrement rougi, lèvres dessinées en une moue étonnée, la dame clown, venue des Etats Unis et formée chez des maîtres aussi prestigieux que Jacques Lecoq, Daniel Stein et Philippe Gaullier, n’oublie jamais le sexe auquel elle appartient, gar¬de sa féminité même dans les situations les plus incongrues. Le spectacle débute dans la salle et crée une immédiate complicité avec le public qu’elle sollicitera plusieurs fois en racontant, ou plutôt en jouant, en piaillant, ses petites aventures et mésaventures. Le geste sculpte l’objet dans les airs, le corps défie les lois de la pesanteur. Laura Herts mime, gambade, tressaute, se disloque, danse avec une virtuosi¬té qui déclenche d’incontrôlables fous rires et une admiration effrénée pour la précision de sa presta¬tion. Les pérégrinations de cette Bécassine américaine débarquée avec son Harry de mari, pour visiter un Paris de carte postale, virevoltent dans l’absurde, le grotesque, et parfois le poétique. Avec un vrai sens de l’autodérision Laura gri¬mace, dissocie une partie de son corps qui semble ne plus lui appartenir, s’écrase en grand écart com¬me une figure de comic’s condue dans un cirque... Jean-Claude Châles

L’HEDO VAUCLUSE - LE28/7/2006
LE GUIDE DU OFF
A WON WOMAN SHOW ***

La lumière se tamise, une place reste libre dans la salle, devant moi, une hurluberlue, la spectatrice arrivée en retard, un peu coincée dans son faux tailleur Chanel, cheveux tirés, air pincé et pommettes rouges, la chieuse quoi qui déplace tout le monde pour trouver sa place, s’installe parle au voisin,.., tout à coup elle se lève enjambe les chaises devant elle... Laura Herts entre en scène et c’est que du bonheur, ou presque si l’on excepte quelques petits propos ou gestes limite obscènes sans intérêts pour le spectacle, le reste est extraordinaire. Une femme clown qui pratique un humour vitaminé. Très visuel, beaucoup de mime sur les gestes de la vie, réglés au millimètre comme quand son front, ses yeux, son nez, son menton se redressent subitement sous l’effet d’une crème miracle imaginaire
Quel visage, quelle maîtrise gestuelle Puis elle n’épargne ni les Américaines en goguette à Paris, ni elle même, et encore moins les spectateurs des premiers rangs à qui elle fait jouer sa mère, son mari, ou un French lover.., on accroche jusqu’au bout passant de la dinguerie du cartoon à la douce tendresse. C’est vraiment la digne descendante de ses ancêtres les Marx Brothers! Attention aux premier rangs je vous aurai prévenus. A. B.